Lemaléduqué

L'atelierL'arTbitraire
1988 Route de Misson
40350 Pouillon
Souvent ouvert, mais mieux vaut appeler pour être certain de ne pas tomber sur un os, voire sur le chien tout seul.
Téléphone06.32.67.70.91Emaillemaleduque@underground-france.comlemaleduque@underground-france.com

Môa, Barbouilleur, Affichiste et Pouêt Underground.

Je… euh… Jeu…euh…J’aim… euh… BARBOUILLER ! Sur des feuilles A4 ordinaires, sur des feuilles A4 assemblées, sur des feuilles A3, sur du revêtement de rénovation, sur du papier kraft, sur du bois de palette. Jamais sur de la sacro-sainte toile. Jamais.

Allergique à l’académique, au constipé, à l’emmerdant, je barbouille. Je brouillonne. J’esquisse. J’ébauche. La férocité de la Belle Réalité qui assassine la vie réelle des gens ordinaires. Toujours naïvement, brutalement, imparfaitement. A la lueur d’une guinness, d’un whisky japonais ou d’un(e)… Je peins. Je plains. J’écris, Je crie. JE PEINCRIS… presque toujours des découragements, des agitations, des tristesses, des tourments, des désespoirs, des souffrances.

Je barbouille ce que je « vois », ce que j’ « entends », ce que je suis. Je suis né fâché avec la vie qui m’a enlevé à mon « Paradis ». J’appartiens à cette noble race d’enragé(e)s existentiel(le)s qui sont profondément convaincu(e)s que la souffrance -que nous traînons tout au long de notre vie humaine- commence à notre presque « conception ». J’écris presque parce que nous vivons un court instant véritablement libres dans la matrice… avant d’être récupéré(e)s, d’êtres brutalisé(e)s, d’être sexué(e), d’être socialisé(e), normalisé(e)s, sérialisé(e)s. Comme je le répète trop souvent, l’être humain naît enfermé, vit enfermé et meurt enfermé.

Je m’exprime toujours à l’économie, avec ce que j’ai d’opportun dans mon artbitraire. Je barbouille essentiellement des femmes vidées de leur individualité qui suffoquent dans leur quotidien collectif étriqué. Mes peintures sont volontairement sombres et doivent être exposées à la bonne lumière pour mieux les lire. 

J’expose une partie de mon artistique sur les murs de mon atelier. Un puzzle géant. A reconstituer. Pour mieux éclairer notre mal-aise, notre mal-vivre, notre mal-être. N’hésitez pas à venir vous aventurer dans ce lieu atypique.

Bienvenue dans mon univers tragique et poétique.

Post-scriptum. On m’interroge fréquemment. 1) « Qu’est-ce que l’underground exactement ? » , 2) « Qu’est-ce qu’un barbouilleur underground précisément ? » . Je témoigne. Sous le merdier de la Raison, l’Underground. Sous la Belle Réalité, le réel en expression, en dé-pression. Sous le Principe de Réalité, le Réel assassiné de principes ! Sous l’harmonie apparente, la Souffrance. Écrit autrement, l’underground, c’est tout ce que la Société cherche à (se) cacher ! L’indigne, le méprisable, l’abject, l’infâme, l’infect, le puant, le…  toute sa prétendue merde quoi ! Et le barbouilleur underground, une pompe à merde ! Qui aspire ! Parfois trop fort ! Et ça gicle de partout ! Et ça éclabousse le Monde Pur. Du désordre enfin !

Venez me rencontrer dans mon atelier indépendant ouvert « L’arTbitraire ».

L’arTbitraire, un espace artistico-littéraire indépendant où il se passe toujours quelque chose.

L’arTbitraire, un laboratoire artistico-littéraire producteur d’ « excentrique ». Tour à tour et ensemble atelier artistique, café, cercle, atelier d’écriture, salle de rédaction, d’édition et de diffusion, espace d’expression, d’échanges et de partages, théâtre amateur. Et beaucoup plus encore. Un lieu décentré et vivant qui fonctionne sur la base d’un volontariat militant, coûteux et dévorateur de temps. L’arTbitraire a sa revue  » A daDA (sur…) » . Un numéro 0, une ébauche qui demande à être débauchée.