Des barbouilles

Barbouilleur et gribouilleur, je m’amuse avec la « Vie et le Péché ». Venez me rencontrer à mon atelier L’arTbitraire (1988, route de Misson, 40350 Pouillon) ou à l’Asile (26 rue Rolland, 33000 Bordeaux).

QUELQUES AUTRES RECREATIONS ARTISTIQUES

Hé l’Humanité, pas d’histoire !

Lampe torche à la main -parce que je suis une chienne !-, j’ai exploré ta Solitude et je n’y ai vu que Foi Mauvaise, Féroce Ennui et Crises de Mélancolie !… du bout à l’autre de l’Histoire !… Et j’ai encore pleuré… Et je cherche toujours…

Question d’une hypothèse

Et si le vide de nos souvenirs n’était que le soupir de nos espoirs ?

La psychiatrisée.

Chienne infréquentable et donc infréquentée

Je ne suis bonne qu’à renifler ma fleur du mal

Affectueusement offerte par la maison… isolée.

Quand j’aboie des SOS d’un dérisoire secours

Je reçois ma décharge d’électricité cérébrale

Une gamelle pleine de médocs pour la bête

Trop enragée de vivre pour être humanisée !

Abasourdie, abrutie, hébétée, impuissante,

Je gobe l’hameçon. Et me voilà poisson mort !

Poisson fossile. Camelote-curiosité en bocal !!

Putain ! Qu’elle est ignoble la vie en hôpital psy !!!

Internement psychiatrique abusif*

Ce n’est pas d’hier que des êtres

Sont nourris de rêves défunts

Immonde nourriture expérimentale

Destinée à garder les yeux

Grands ouverts sur LA Réalité

Parfumée à l’odeur de Bonheur.

Ce n’est pas d’hier que des êtres

À la particularité expressive

Sont arrachés à leur monde

Pour être noyés dans le leurre

Au goût pourtant de rien…

De bien nouveau et surprenant !

Ce n’est pas d’hier que des êtres

Sont détroussés ignoblement

De leurs belles histoires fantastiques

Puis vidées de leur extraordinaire

Parce qu’elles s’extasient encore trop

D’une fierté de pas être comme il faut

Et d’un malgré tout et en dépit.

Ce n’est pas d’hier que des êtres

Sont débarrassés de leurs croyances personnelles

Et de leurs maux qui savent pourtant si bien écrire

Parce qu’inconciliables avec les impératifs du vivre ensemble

Qui exigent de s’obliger à croire utile

Pour ne pas encenser le sensé inutile.

*A Pierrot, mon copain, mon poteau interné de force un jour de juillet.

Sé pas trait clerc ceux cours b(r)ouyon !

Une Femme qui n’a plus sa tête sur les épaules… et qui murmure à ses entrailles fumantes… qu’elle a trop bien vécu ses joyeusetés de poisson pané… tout en pleurant ses désespérances de n’être pas née sous la bonne étoile scintillante… CE N’EST PAS NORMAL !… Un poisson bleu qui voit rouge et qui rumine… parce qu’il a manqué d’élan … pour son décisif pile ou face… pour prendre l’air du grand large… CE N’EST PAS NORMAL !… Parce que pour la poésie à dadaïste, L’ANORMAL, c’EST du normal HANTE PAR L’AILLEURS… et LE NORMAL, DE L’ANORMAL EN TRAIN DE SE FINIR DANS LE MINOU… POUR QUE TOUT RECOMMENCE DEPUIS UN AUTRE DEBUT…

Dis crois-tu ?…

Drôle de vie

Que de se dire Adieu

A l’ombre de nos chevelures

Détrempées d’une absence

Pas encore consommée…

C’était donc cela l’Amour !

Deux haleines pleines de sève

Qui s’entrechoquent dans l’angoisse

Le temps d’un orgasme

Qui n’aboutit nulle part.

Oh, combien de fois j’ai rêvé,

Aux entrailles de mon désir,

De m’endormir dans ton mourir

Pour mieux caresser ton squelette.

Comment y parvenir encore ?

Puisque vidée de tes yeux vivants !

Je m’écroule

La bave aux lèvres

C’est fini !

Le soir tombe

Et m’abandonne à mon errance.

Agrippée à mon dernier espoir,

A la morsure de la douleur du noir,

J’éventre mes mots

Dans un cri muet.

Dis, crois-tu…

que l’Amort nous réunira ?

Je veux être…

Chienne battue, perdue, a/battue

Pouah ! J’infecte la merde du mâl/e !

Mâl/epropre violée, dé/voilée, affolée,

J’erre dans l’horreur afghane sous les l/armes

Qui étouffent les derniers rires de…

Gorges ouvertes sur des men/songes

Bouteille de whisky frelaté à la main,

Cocktail Molotov des âmes con/damnées,

J’éponge des restes mutilés d’en/vies

Qui dégueulent de mes tétons humiliés

JE VEUX ETRE…

Femelle pulsionnelle,

Femelle immorale,

Femelle illégitime,

Femelle impure,

Femelle mâle/aimée

Anomalie biologique de mon espèce…

Au corps réservé à la tendresse caressante

D’une créature sans rature et sans futur

Et j’ai bu jusqu’à plus soif

Et j’ai espéré jusqu’à l’espoir en éclats

JE VEUX ETRE…

MINE DE RIEN

La plus belle histoire d’amour est une histoire d’Amort*…

Une boite d’allumettes accidentée gît à terre. Je crois qu’elle est morte. Tremblante, je m’approche. Une allumette sort du lot. Coup de foudre. Elle s’enflamme, m’illumine et me fait sortir de mon ordinaire. Et notre Amour se brûle à la flamme d’une bougie. Qui fait du jour la nuit et de la nuit le jour. Jusqu’à se figer dans l’absurdité d’une blancheur de cire. Partout l’Amour se veut éternel. Partout l’Amort damne cette chère illusion. Et je me suis jurée de laisser crever sur le pavé toutes les allumettes que je rencontrerai…

*Parce qu’elle ne se raconte plus d’histoires…

#Eveellenetrouverajamaissonparadis

Ask the dust.

Savez-vous à quoi sert une croyance à… ou en… ? A racheter sa lâcheté. Et surtout ne levez pas les yeux au ciel, mais demandez plutôt la poussière…

#soyezvotreproprehistoireellefiniracertesmalmaisvousnaurezaucunregret

Annotation dramatique…

C’est cruel un regard déshabilleur qui se focalise strictement sur l’apparence…

P.S. : Barbouillage et griffonnage de l’Amort… suite à ma relecture de la bouleversante « Lettre d’une inconnue » de Stefan Zweig.

Continuité inachevée….

Avancer au gré du à peu près… heurter l’impasse du peut-être bien… chialer ses larmes sorties de nulle part… et réessayer de se poursuivre pour ne plus jamais se rattraper…

Consignation sur mon carnet de vie…

A chaque essorage existentiel, les chagrins se déchiquettent et ensanglantent corps et âme des pieds à la tête… Ne reste plus qu’à attendre de coaguler pour ressusciter sa damnation éternelle de se revivre, de vivre en faisant comme si…

la réalité pour se vaincre…

J’ai rêvé l’oubli de ma naissance en me prélassant dans mon liquide amniotique narcotique… où les remous de l’existence se convertissaient en caresses érotiques… Et j’ai jouis éperdument en oubliant de verser mes larmes ordinaires…

C’est toujours pareil, (mais ce n’est pas une fatalité !).

Je jongle avec des bouffées de fumée consolantes

Inspirées dans la vieille sagesse d’une épuisement

Qui m’invite à regarder comme si de rien n’était

Là où la direction ordinaire n’a plus aucun sens et…

Là où l’amour n’a plus de battements de coeur insensés

Et je m’accroche fermement à un cri étouffé de cendre

Qui grimpe habilement le long d’un nerf tendu de silence

Pour échapper à une existence monotone coupée au ciseau

Qui à la lumière blafarde d’un signe de croix provocateur

Cherche à entériner son entorse aux principes établis

Dans les douceurs du temps réel

Je me pochtronne aux idées perdues

Dans des voies repsiratoires encombrées

Pour m’illusionner à m’éblouir de miracles

La fumée s’évapore et signale le retour à la normale…

Tout le monde crève… toujours…

Parfois dans la splendeur d’un regard

Sur un ailleurs sans marchand de bonheur…

Obsession existentielle

Ivre et jouasse de désirs délivrés

Je suis rêveuse éveillée et débauchée

Je m’affranchis de toute contrainte

Pour mon bon plaisir d’être une réalité

Où je peux librement jouer et jouir

De mes illusions humaines perdues

Et j’aspire des bouffées d’idéal

En smokant sans pardon de la weed

Et j’expire des traînées de cendre

En baisant un fantôme sans m’émouvoir

Pourquoi devrais-je choisir le bien ou le mal

Quand je peux cueillir le parfum subtil

De l’ivresse d’êtreune autre soi-même. Oui !…

Tout est permis dans les ténèbres de l’abîme

Sans lendemain aux adieux mélancoliques

Unissons-nous donc dans l’abandon

Et laissons-nous pousser des ailes

Pour mieux survoler les barrières

Dans un sourire d’espoir éternel

Jusqu’à la lumière vive de l’amour,

Sans grand a -je préfère et sans rancune,

Où se dissipera l’ombre de nos fantasmes

Viendras-tu avec moi encore et toujours ?…

Erratum…

Je suis possédée…. Je pleure des croix…. Les croix des autres…. Trop de morts par défaut de traits d’héroïsme… Trop de mortes par excès d’état de faiblesse… J’irai cracher des fleurs sur vos tombes pour recouvrir le nauséabond de votre pourriture de lâcheté…

A Dieu l’homme !

Barbouillage confus… un corps métamorphique… alchimie d’Être, de Nature et de chirurgie anatomique… s’ébat dans l’étrange et le déconcertant… pour échapper au stéréotypé, à l’inexpressif, au sclérosé du personnage Homme… créature surfaite et ridicule… Effraction au réel… Parenthèse d’un corps qui n’a pas trouvé son gracieux… La grâce des cieux ouverts sur l’ailleurs… sur l’autre part, là où l’Homme n’est plus un mot de cinq lettres…

Je n’irai plus à la mer…

Elle rit pour de faux

Aux familles sur la plage

Même si…

Son jupon de dentelle

Cache la lumière du soleil

Elle pleure dans sa glace à l’italienne

La férocité rafistolée du mal(e)

Même si…

le Monsieur vautré dans un nuage

Caresse un coquillage fragile…

Elle écoute les vagues furieuses

Galopant dans sa culotte dégrafée

Même si…

Elle sait que c’est le silence

Qui préserve le souvenir de l’amour…

Elle parle au Cadavre

Cloué connement au bois flotté

Même si…

Ses illusions ont pourri

Dans le rire des autres enfants

Elle jette son corps à la poubelle

Le temps d’un recyclage

Même si…

Ses rêves empoisonnés d’eau de mer

Continuent à suffoquer ses nuits…

L’aube mal réveillée barbouille son visage

Pour cacher ses insomnies tourmentées

Même si…

Ses lèvres pleines de tendresse déchue

N’embrasseront plus le ciel rédempteur

Elle fait semblant

Il fera beau demain

Autoportrait d’une condition humaine vue d’un Môa Je…

Avez-vous remarqué ? Vous qui savez si bien regarder… Tout autoportrait est tailladé d’«intranquilités ». Il est toujours une plongée poétique et courageuse dans les eaux troubles et nauséabondes de la misérable condition humaine. Moi je ne suis qu’un portrait abîmé de l’existence parmi tant d’autres…

Tête(s) de mort

Je ne me suis jamais vanté d’être une maison de haute couture. C’est ma grand-mère qui m’a appris la couture. Ca m’aura aidé à repriser mes chaussettes militaires. Et à mieux supporter mes « Rangers » neuves. Et aussi à mieux suturer mes pieds meurtris par le longues marches… Hahaha… Ces foutes raids commando… pour de faux ! Qui te courent sur le ciboulot… jusqu’à piétiner tes dernières neurones valides. Pète au casque. Chienne enragée ! Folle furieuse ! Tiens, ta petite dose d’attention ! Des cachets aux jolis noms qui embrouillent l’esprit. Es-tu encore là, dis ? Bip…bip… beeeeeep. Cerveaux ébranlé, brouillé, détraqué… Plaisirs intellectuel, émotionnel, corporel, passionnel, sexuel, spirituel en berne. Elle n’a de goût à plus rien. Et ce n’est pas la faute de cette maudite covid-19. Sur le fil du rasoir, condamnée, elle se jette dans le vide et se tranche connement la tête dans sa précipitation d’échapper au réel. Plus de tête. Juste un corps en train d’agoniser dans sa désespérance. Et je le prends dans mes bras. Et je lui recouds une tête trouvée dans une poubelle souillée de sang du centre de don des corps de Paris-Descartes. Au petit bonheur la chance. Heureuse veine ! C’est une tête de fumeuse ! Premières bouffées d’airs. Premières bouffées de tabac. Premièrs mots : « on se rapiécera encore s’il le faut ! » Et c’est reparti ensemble, main dans la main, pour un nouveau tour de manège dans le réel de la vie…

#deuxviesetdeuxhistoiresquiserencontrentsentrecroisentetsentraident

Un jour mal, un jour bien…

Un jour, tu me pousses dans ton regard vide ;

Un jour, tu m’attires dans ton être aux anges.

Un jour, tu me traites en princesse lointaine ;

Un jour, tu me vénères comme une grande reine.

Un jour, tu veux salement prendre ton pied ;

Un jour, tu te mets à m’aimer religieusement.

Un jour, tu m’obliges à fumer mes regrets

des beaux jours ;

Un jour, tu libères mes sanglots étouffés

des mauvais soirs.

Un jour, tu démembres mon corps amoureux ;

Un jour, tu ranimes ma tristesse de cadavre.

Un jour, tu m’assailles d’odieuses interrogations ;

Un jour, tu me couvre d’infinis points d’admiration.

Un jour mal, un jour bien ;

Depuis toujours, pour toujours…

A propos de mon dessein…

Je pourrais être plus claire, mais je suis cuite. Le jour se pointe et l’ennui s’est épanoui dans mon être étroit. Dessein arrêté. Et c’est ennuyeux ! Il n’était pas fini mon dessin de m’écrire. Demain peut-être… si j’ai décuité et si j’y vois plus clair…

#lennuiçapeutgâcherundesseinetundessinaussi#lennuiçapeutgâcherundesseinetundessinaussi

Un jour mal, un jour bien…

Un jour, tu me pousses dans ton regard vide ;

Un jour, tu m’attires dans ton être aux anges.

Un jour, tu me traites en princesse lointaine ;

Un jour, tu me vénères comme une grande reine.

Un jour, tu veux salement prendre ton pied ;

Un jour, tu te mets à m’aimer religieusement.

Un jour, tu m’obliges à fumer mes regrets

des beaux jours ;

Un jour, tu libères mes sanglots étouffés

des mauvais soirs.

Un jour, tu démembres mon corps amoureux ;

Un jour, tu ranimes ma tristesse de cadavre.

Un jour, tu m’assailles d’odieuses interrogations ;

Un jour, tu me couvre d’infinis points d’admiration.

Un jour mal, un jour bien ;

Depuis toujours, pour toujours…

Pierrot, mon copain, mon poteau, Pierrot II…

Elle » (cette salope de psychiatrie !) veut te redresser, mais bordel t’es pas tordu… juste fendu… jusqu’à l’esprit… là où tout s’éclaircit…

Pierrot, mon copain, mon poteau, Pierrot I…

TU VEUX rester dérangé, désordonné, discordant, inconvenant parce que c’est plus rigolo ! Tu ne veux pas de leur réalité… Puisqu’elle est moche et morte ! Tu ne veux pas devenir adulte …erre ! TU VEUX rester dans ton imaginaire ! Tu VEUX continuer à te faire surprendre par la vie. TU VEUX RESTER ENVIES ! Alors tu as crié ton innocence volée ! Mais à quoi bon ? ! Tiens prends ton bonbon ! Il tuera ton agitation ! Tu n’existera plus ! JE, Je, je…MOI, MOi, moi… Derniers VOEUX avant de tomber dans ta quarantaine artificielle. Là où tu ne ne déranges plus personne. Là où personne n’entendra ton écrire, ton dire, ton maudire. L’asile n’a fondamentalement pas changé. Il est simplement devenu plus habile à faire taire la petite voix qui le hante… Pierrot, mon pote, mon poteau, Pierrot… un jour, il connaîtront aussi l’enfer tous ces salauds !!! Qui déroutent la voix qui crie et l’obligent à errer dans des voies sans issue. Pierrot, mon pote, mon poteau, Pierrot… un jour, oui !…

#àPierrotetàtousettouteslesautres

L’amour, c’est du temps temporaire.

Le temps de l’Amour (avec son foutu grand A !) est un temps biologique. Il vit. Il bouge. Il croupit. Il meurt. Prématurément à la tâche. L’amort dans l’âme. Et ça, on ne peut rien y faire.

#ehtoiquiestencoreamoureuxouamoureuserentretienstoipourmaintenirtonamourenvivre

Jouez pas… ou pas comme ça !

Avant d’être poupée, j’étais humaine. Mais j’ai joué au jeu de l’Amour et… j’ai perdu. Du coup je suis devenue jouet du Hasard et… je me suis perdue. Jouer ou jouet, on s’y perd… à tous les coups !

Question de bon sens.

A quoi bon se souvenir ? Le souvenir est figé dans sa pose. Il n’a aucun devenir…

Assez minutes exquises.

Seraient-elles…. ? Se poser la question, c’est déjà douter de la réponse. Puisque fumer son insignifiant bonheur supprime pendant quelques minutes l’angoisse existentielle, la solitude métaphysique et le malheur de vivre, qu’elles laissent donc le temps d’instants la fumée de tabac obscurcir leur probable illusoire.

Pourquoi je bois…

Pour faire taire cette main qui n’a cesse d’altérer la souffrance confuse sous des couches de peinture et de mots pour mieux en réveiller les sens de sa volupté. Elles aussi ont le droit à leur part de bonheur d’expression…

Une histoire courte de têtes folles…

La vie est sacrément mal foutue. On pense avoir ses têtes bien enfoncées dans les épaules. Et patatras ! Les voilà qui s’agitent, qui s’affolent, qui yoyottent de la tête aux pieds et des pieds à la tête. Les têtes me tournent et me retournent. Tournis. Tournicoti, tournicoton. Me voilà avec un tête d’enterrement. Une tête de nœud barbouillée et dépouillée qui ne me revient pas ! Ou ai-je mes têtes, bordel ? ! Sur les côtés ! Inconcevable ces têtes mal cotées ! Alors mes têtes s’entêtent à hurler à tue-têtes qu’elles veulent reprendre la tête. Course de têtes. Pour conserver toutes ses têtes ! Et c’est gagné ! Têtes d’affiche. Hourra ! Les têtes à têtes délirants peuvent recommencer. Qu’il est bon d’avoir des têtes absurdes sur les épaules !

Aveu mélancolique.

Dévorée par une angoisse existentielle profonde, je traverse timidement le cours furieux de la Vie sur la pointe de pieds nus…. pour ne pas troubler mon silence plein d’ivresse pensive. Et tout ce cinéma sous l’oeil de la Mort de rire.

Mordieu !

Hier soir, je me suis enivrée l’âme dévote pour mieux cracher mes nom de dieu contre les os délabrés de mon être intime infidèle.

Une remarque comme ça.

Le manque de perspective gâche l’esthétique jusqu’à pourrir l’érotique.

Amour furtif.

La fulgurance d’un Amour étincelle puis embrase les êtres aux anges. Un instant après ne reste que les cendres d’un bon moment passé ensemble.

Drame conjugual.

Le bourbier du bonheur conjugal enlise l’Amour si profond qu’il en devient dégueulasse et nauséabond.

Dessein prémédité.

L’espérance génère l’attente. Et l’attente, l’attentat des aspirations vivantes et actuelles. L’espérance est un futur à but unique. Faire du réel une utopie !

Bouffée de cris

Souillées de souffrance, elles s’écrient par intermittence sous le ciel gris de leur existence.

Un autre soir à l’appart…


La solitude est une douce compagne jusqu’à ce qu’elle trouve à s’étourdir et à se soumettre aux caprices de son désespoir…

Désillusionnement.

La grande illusion, c’est la réalité vécue. Elle brise l’expression des maux sur les lèvres et fait regretter d’être poétique.

Une histoire humaine à la con..


Une fleur fraîchement estropiée
Par un mauvais pas… encore mon heure
Fume la cigarette de la condamnée
A mourir seule au coin d’un bois
Dans ses larmes encore désireuses
De s’épanouir à la lueur des éclairs.
Angoisse de la plus grand chose
En proie à des fantômes inconnus
Surgis de son devenir tout tracé et…
Venus attiser les flammes de son enfer
Pour brûler ses dernières douces rêveries
Et compliquer ses derniers moments d’existence.
Bientôt le filtre. Bientôt la flétrissure.
Voilà la mort qui approche, imminente,
Un cierge funèbre à la main squelettique
Pour célébrer sa damnation éternelle
Comme fleur du mal, maudite de vivre.
Renaîtra-t-elle de ses cendres de clope ?
Se demande l’éclopée infirme à réagir
A l’injustice cruelle du laisser faire la nature.
Si seulement le pas maintenant avait été de côté ;
Si seulement le marché au pas n’avait pas marché.
Avec des si, le destin lui aurait fait une fleur, mais…
Vœu simple en exhalant son dernier soupir de délivrance :
Prière de n’envoyer ni fleurs, ni couronnes.

Entristement hygiénique.


Fais naître en moi la tristesse ! Et que mes larmes débauchées me dépouillent de mes regrets superflus. Entriste-moi, mon amort !

C’est l’histoire d’une…


Au plus haut de mon ciel poétique,
Les yeux grands ouverts sur l’invisible,
Je salue l’audace de mon imaginaire et…
Avec toute l’énergie du désespoir
Je me jette dans le vertige du néant.
Plongée bénie en eau profonde
Au puissant parfum d’absence.
Je me laisse sombrer jusqu’au…
Sans fond de ma solitude emmurée
d’échappement au réel de la vie.
Pour s’être refusée à être ou…
Ne pas être. Refus d’obéissance.
Peine capitale. Pour non humanité.
Avouée et assumée. Salope… rit !
Dans la lumière froide et noire
De mon faire le grand plongeon,
J’éclaire mon anéantissement.
Je n’ai ni regret ni remord
D’avoir été grossièrement humaine.
D’avoir été désespérée en soi.
Je n’espère donc pas de miracle
Dans ma chute libre et désinvolte.
Je n’ai jamais su voler de bas en haut.
A dieu les louables âmes envolées.
Au revoir corps et âme à la merci
De la loi de la gravité… de l’instant.
Jusqu’ici tout va bien…
L’important, ce n’est pas l’atterrissage !
C’est le « chut ! », le « pas de bruit ! » …
Jusqu’ici tout va bien…
Dans les bras chaleureux de ma solitude 

Je sais…que je vais mourir.


Je sais ce que d’autres ne savent pas ou ne savent pas encore. Je sais qu’on peut pleurer à chaudes et inconsolables larmes sèches son survivre sans remède. Je sais que la cigarette, l’alcool et le médicament psychiatrique ont brûlé à cœur mes belles années de vie et ont eu leurs bonnes raisons de me voler mon jeune enthousiasme vidé comme un lapin de son essentiel. Je sais qu’il y des larmes si désespérées, aux plaies infectées si cuisantes, qu’elles nécessitent d’être soignées à la violence du gémissement émis. Je sais que je me consumerai, trempée des pieds à la tête de souffrances existentielles inextricables, comme un mauvais bois sans flamme et sans chaleur. Enfer et malédiction ad vitam æternam ! Je sais tout ça. Et c’est ce tout ça que je sais qui me fait mourir aujourd’hui, une larme d’adieu sans rancune figée à l’œil, au seuil d’un demain trop ordinaire pour tarir mes pleurs et mes tourments chevillés à mon être … pas comme je voulais.

Remède actif.

J’estompe mes larmes la cigarette aux lèvres. Et tant pis si je me carbonise lentement.

Méditation profonde.


Quelque part, engluée dans mon réel, je goinfre de grosses désespérances mes arrières-pensées pour n’avoir plus à espérer de mes propres pensées bientôt dépassées.
#euhçaveutriendiretontrucmaisçaclaque#euhçaveutriendiretontrucmaisçaclaque

L’Amour est mort, vive L’amort.


Des regards. Rapides, insistants, appâteurs. Des sourires. Embarrassés, engageants, pour un rien. Des mots. Craintifs et mal orthographiés, claironnants, séduisants. Des
caresses. Douces, voluptueuses, préliminaires. Des envies. Folles, détraquées, débridées. Et l’Amour est injecté. Ah !…, mais trop tard. L’Amour galope sur son grand A. Galopade éperdue et désespérée. Dans mes veines gonflées d’enthousiasmes amoureux. Dans mon corps plein de tendresse qui s’offre de la bouche à l’anus. Dans mes entrailles qui se nouent, comme pour me prévenir que ce n’est déjà plus de l’Amour. Dans mon âme prévoyante qui recoud en urgence mes lambeaux de peine. Dans ma tête où s’emprisonnent mes sens trompés et mes rêves violés. Dans mon cœur où IL finit sa course à bout de souffle. Coeur haletant qui palpite fort. Boum ! Boum ! Fin de l’acte ! C’était forcé ! L’Amour ? Un éclair fulgurant et aveuglant. Un impact violent et cruel. Un sursaut d’orgueil et de jouir. Un doux vertige des abîmes. Un mot tombé sous les sens. Un égarement à jamais. UNE SIMPLE BAISE. L’Amour, ça dévaste et ça désole. Reste l’amort pour expier mon péché, mon penchant irrésistible à croire qu’un shoot miraculeux peut accomplir des miracles.

A demain (si l’aurore m’endort).


Encore une foutue nuit d’insomnie. Etoilée d’envies impulsives. Envie de moi sans l’excitation chimique du sentiment de plaisir. Envies hystériques de femme enceinte sans les signes accoutumés de la grossesse nerveuse. Envie de pleurer sans les larmes assorties à la couleur de mon désarroi. Envie de rien, mais que rien n’y fait. Envies dévorantes qui se repaissent de mes maux qui ne sortent pas. Insupportable mutisme ! Alors je m’envie de tout pour n’avoir plus rien à envier. Vain simulacre ! L’envie insomniaque persiste et signe son forfait. Alors j’égaie mes maux du jour obscur de quelques anacoluthe, déictique, hypotypose, syllepse. Figures de style. Figures imposées trop compliquées à réaliser. Et je me casse la figure sur ma solitude hivernale. Glacée à coeur. Vite un verre d’Aberlour 18 ans d’âge pour me réchauffer le sang. Et aussi pour mieux tromper le mauvais temps à perte de vue. Envie de boire à longs traits rouges des goulées de sommeil sans pour autant avoir du goût pour la bouteille. Encore une envie à la con. Ivre mort de fatigue, je titube et sombre dans ma nuit qui n’en finit pas. Les yeux grands ouverts et les mains tendues devant mon visage. Pour ne plus prendre d’autres envies merdiques en pleine gueule bouffie de gnons. Rien à main droite, rien à main gauche. Jeux de mains, jeux d’instinct de conservation. A deux mains… si je suis encore en…vie.

La dernière tentation de Janine.

(Quand Lemaléduqué regarde trop de séries et boit trop de whisky…)
Si tu as perdu la foi et qu’il te reste une croix, tu peux encore jouir avec passion.
#jouisdepartoutmaispasdetout#jouisdepartoutmaispasdetout #mieuxvautjouirseulequejouirmâleaccompagnée#mieuxvautjouirseulequejouirmâleaccompagnée

Séance d’autopsy.


Vautrée dans mon agitation vaine,
En proie au délice du désespoir,
Je papillonne d’une idée noire à l’autre.
Pour précipiter ma métamorphose.
Re-nêtre pour ne plus jamais être
L’être fait de lambeaux de chair
Et de sang trempé de mélancolie
Qui suppure de larmes inconsolées

Et d’espoirs en pleurs d’hélas !

Question fondamentale.


Quand la vie s’affaiblira à l’usage,
Je l’alcooliserai copieusement
Pour la stimuler, l’exalter et…
La bouleverser sens dessus-dessous.
Et je m’enivrerai de son agitation convulsive ;
Pour offrir à mon existence
Une occasion de s’enfuir dans tes bras.
Pour que tu réchauffes et ranimes
Mon cadavre frissonnant et abîmé.
Mais seras-tu seulement là
Pour embellir ma morte existence ?

Bonheur d’expression.


Je ne veux plus de ce bonheur
Ecrit et conté ici-bas et ailleurs.
Je ne veux plus de ce bonheur
Agonisant dans son misérable.
Je veux un bonheur autrement
Qui s’écrie pour faire la vie
Avec son air de n’y pas toucher
Sur les feuilles mortes d’automne
Et l’entre-cuisses en état de manque.
Je veux ce bonheur insolent
Pas encore inventé qui…
Redonne au sang son vif
Pour cicatriser les « Moi je »,
Qui dans leur instant propice,
De solitude absolue et prophétique,
Exultent et hurlent à la mort
La formule du bonheur vivant.
Je veux ce bonheur prétentieux
De l’âme plantée en plein cœur
Qui danse avec grande élégance
Avec la vie délicate et incertaine.
Je veux ce bonheur imprécis
Qui n’est ni un mot, ni un cri,
Et qui enivre le « Moi je »
D’un enthousiasme sublime.
Moi je voeux ce sacré bonheur
A bâtir pour (se) reconstruire… 


Moi Je…


Esquissée à me questionner
Sur mes maux mal écrits,
Je ravale ma tambouille
Aigre, piquante et cruelle.
Et je me tais et consens,
Dans la solitude et le vide,
A rester belle et désirable
Bien qu’en petits morceaux
Eparpillés dans la réalité.
Maux qui ne demandent qu’à…
Etre recollés tant bien que mal
Pour un changement de décor
Capable d’offrir à mon âme
Amochée, agitée et névrosée
D’autres mots plus doux.
Et je reste là et lasse
Erotique et pathétique.
A quoi ca sert la douleur
Si elle reste muette ?
Et je me bouscule ferme
Pour donner de la voix
Aux mots qui m’habitent
Et qui me regardent.
Moi, je veux… je veux…
Parce que… Parce que…


Sentence…fatale..


Réclamer à cor et à cris l’Amour (avec son foutu grand A), c’est le conduire à l’abattoir. A l’Amort !

(-Lemaléduqué, tu fais chier avec ton « amort » !
-Pas de ma faute si je suis un tragique romantique…)

Tout simplement.


Parfois elles aspirent effrontément le pire pour enivrer excessivement leur suffire.

S’il vous plaît…

Jeune femme assise sur des chiottes. Variante 1.

Fichez-moi donc la paix, avec vos hémorroïdes ! Je défèque avec générosité mes désespoirs du jour !

Let me smoke.

Fumer est une manifestation expressive de l’être intime. Une thérapeutique poétique !

Rituel fatal.


Tapie dans une intériorité capitonnée, j’hurle comme une possédée. Et je sirote un philtre d’Amort. Simple désir de ressusciter un amour mort. Une chaleur passionnelle envahit mon tout le corps. Je sens son doigt d’honneur en moi. Tripatouillage morbide. Je savoure l’enivrement de la ressuscitation. Jusqu’à ce qu’un frisson macabre m’accable et me fasse grelotter des pieds à la tête. L’âme glacée, j’enterre mon ambition démesurée de prêtresse vaudou. Silence d’Amort…

Folie générale.


Parfois l’être s’égare de quelques pas du raisonnable, du convenable. Pour goûter à l’ivresse d’être. Dragée rose pour égayer le morose. Folie ordinaire. Parfois l’être s’écarte du chemin battu et rebattu. Pour se perdre et finir d’être. Bonbon rose pour divertir la psychose. Folie psychiatrique. Folies, pas le choix ! Pour être apte à survivre en bonne société, il faut avaler la pilule !


Drôle de guerre.

Série TRISTESSE ORDINAIRE 2.
TATAATA à répétition… Larme lourde crépite de désirs soudains. Je voeux, bordel ! Je vœux au présent. Parce qu’au conditionnel le vous de politesse m’emmerde. Nouvelles salves rageuses et désireuses. Puis la larme se tait. Silence pesant. Encore une fausse alerte. Être l’ennemi de soi-même est une lutte très coûteuse. Défaite… et affaiblie, je ramasse péniblement mes douilles de larme. Et je finis de pleurer en silence.

Manque de chance.

Série TRISTESSE ORDINAIRE 1
Un brusque éclat de passion a piqué au vif mes yeux exaltés. Aïe ! Putain de coup d’éclat ! Il a lézardé mon bonheur insolent et a fait suinter sur mes joues enjouées des larmes angoissées !

Voyage aller.


J’aspire. Posément. J’expire. Exagérément. Jusqu’à m’expulser… Et voilà que je m’éparpille dans l’air, légère d’espoirs. Être sans espérance(s) ! Où suis-je ? Nulle part ! Je ne suis plus chez moi. Je ne suis plus moi. Loin des splendeurs hypnotiques du réel, je m’épanouis, comme un coquelicot, sur les âpres sentiers de l’inexistence de l’existence. Loin des ruines ensanglantées de la vie, dans un ailleurs mieux que là où j’étais toujours.

Voeu simple d’une intoxiquée…


Plantée toute droite comme un i sur des jambes ivres et abruties de whisky Aberlour et de fumée de cigarette chaude, je m’obsède à consumer une enfance criblée de coups tranchants de bistouri existentiel. Hier, j’ai déposé une marguerite fanée dans un fond de « Brewdog Elvis Juice ». Pour qu’elle retrouve sa beauté sauvage et tout l’éclat de sa jeunesse en fleur. Nouvelle jeunesse censée éclabousser de sa lumière rallumée mes pensées transpercées de sombres terreurs infantiles. Comme j’aimerais pouvoir m’amuser normalement avec ma poupée de chiffon…

Histoire intime sans fin…


Mes yeux s’entr’ouvrent brusquement. J’aimerais sur une fin de soirée. Mais non ! Il est 5 heures du mat’ ! Trop tôt ! Mes yeux grands ouverts s’affairent à bien organiser les premiers feux du nouveau jour. Premières cigarettes. Premières pensées immuables et sévères d’une prisonnière existentielle déchirée par une solitude mélancolique. Qui s’entête, à grands coups de doigts osseux, à sculpter sans talent la fumée morte recrachée par des poumons zélés. Peine perdue. Le bonheur esquissé s’évanouit une fois de plus en fumée. Reste toujours le plein jour. Plus cruel que la nuit. Puisqu’il finit de brûler les yeux du jour encore bouffis par des larmes trop espérées. Au royaume des aveugles, l’espérance coûte l’enfer… à vie !

Rébellion.


Par défiance, je joue connement avec les convenances.

Répit salutaire.


Rien, ce précaire espace poétique où la fragilité de la vie échappe au coup de grâce.

Quelques mots à la con……


Le regard piégé dans la toile de l’incertain, je fume. Pour oublier. Que le restant de ma bière s’est renversé. Que mon cendrier est rassasié. Que mon cactus meurt de soif. Que mon vibromasseur n’a toujours pas de piles. Que je suis toujours pas qui je sais. Que le désespoir m’agrippe à la chair comme une tique. Il ne manquerait plus que j’attrape la maladie de Lyme…
Y’a des jours comme toujours,
Où je fume mes larmes à rebours.
Pour pouvoir les pleurer demain.
Et peut-être aussi après-demain.

La vie est une poésie fugitive.


Vivre. Plus exactement VivreS. Puisque le vivre s’use. Se détériore avec le temps et les circonstances. Et voilà un autre vivre hors d’usage. Qu’il faut renouveler. Se rhabiller de désirs nouveaux et excitateurs. Pour poursuivre son chemin. Sa course folle vers l’horizon. Jusqu’à s’exténuer. Jusqu’à épuiser ses VivreS. Jusqu’à s’affamer à mort. Et mourir dans un dernier vivre inassouvi et trempé de larmes épuisées.

Ah ! L’amour !…


Ah ! L’Amour avec un grand a ! On le rêve ; on le découvre ; on l’essaie ; on le savoure ; on le consomme, on l’ennuie, on l’épuise, on l’étouffe ; on le réinvente ; on le romance ; on l’exagère ; on l’habite ; on l’existe ; on l’abuse ; on le trahit ; on le déserte ; on le tarit ; on le ressuscite ; etc. L’Amour, avec un grand a, finit toujours par mourir dans une question. Une question humaine. Trop humaine.

Remarque en note.

Série « j’Ecrire Autrement » (délire sous gouache) 10
La survivance, c’est une accoutumance à l’insouciance. Une contre-souffrance à la dissonance des convenances (sociales).


Mots justes pour maux injustes.

Série « j’Ecrire Autrement » (délire sous gouache) 9.
J’ai des maux plein la bouche. Des mots à aboyer, à braire, à rugir. Des maux à dire brutalement. Des mots sales, souillés, sordides. Des maux d’être insupportables. Des mots à sens interdit. Des maux intouchables. Des mots tabous. Des maux que je ravale de travers. Des mots qui encombrent mon vivre. Des maux, des mots épouvantables !

I have a dream.

Série « j’Ecrire Autrement » (délire sous gouache) 6
A tout stériliser, l’imagination humaine est devenue récréative, inféconde, stérile. L’imagination est créative ou n’est pas. Que les imaginations se contaminent donc à l’absurde, au vouloir envers et contre tous.

Pensée persuadée incertaine.


A se regarder d’un œil, on se mésestime. A se regarder dans ses yeux, on se surestime. Se regarder, c’est s’aveugler, ne plus voir qui suis-je.

Un a posteriori.


Je ne sais pas si le Rouge et le Noir se sont épousés, mais je sais que leur passion hystérique se consume toujours dans et avec les drames individuels (et collectifs) de l’existence humaine.

Adieu dubitatif.


Aujourd’hui je me hais et je m’aime.
La faute, il faut le dire quand même,
Aux maux qui traînent dans mon ciel
Et obscurcissent mon âme bohème.

Société, voici mon théorème :
Toute éducation est baptême !
Un foutu et sacré stratagème
Pour courber l’Humain au système.

Ne me reste plus que mes poèmes
Pour recouvrir de chrysanthèmes
Mes mots agités frappés d’anathème
Pour s’être écrits avec des graines
Sur des terres arides et blêmes.

Mes larmes s’altèrent en requiem.
Adieu mon enfance gonflée d’œdème !
Salut bel âge pillé au ixième !
Je crie en soupirant mon moi-même.

Observation subjective.


Paradoxalement le dégoût de vivre retrouve goût à vivre dans l’adversité. Qu’elle augmente donc en intensité !

Vagues souvenirs d’une histoire d’Amort (qui finit donc mâle).


Je désirais juste des fragments d’Amour . Que je voulais éparpiller dans mon mal à être. Pour lui redonner un coup d’éclat. Et je me suis inscrite sur « Attractive World ». Et j’ai été harponnée par mon désir. ll avait quelque chose de bien élevé, de conventionnel, d’orthodoxe. Il sentait la sainte hostie. Il paraissait… Et j’avais besoin d’une aventure romanesque. Un soir dans un hôtel de banlieue chic. S’il vous plaît, caresse-moi les cheveux. Et il les a arrachés dans un furieux emportement. S’il vous plaît, embrasse-moi tendrement. Et il a mordu crûment des morceaux de mon corps jusqu’aux racines de leur excitation. S’il vous plaît, dis-moi des mots tendres. Et il a hurlé passionnément à ma gueule des paroles obscènes. S’il vous plaît… Trop tard ! Et j’ai fini dans une histoire salope. Et il m’a retournée dans tous les sens. Sans interdit. Baisée toute la nuit. Jusqu’à jouir de supplice pour assouvir sa tendresse sadique. Et j’ai pu redescendre de ma croix. Malsaine, mais sauve ! Et je me suis allumée une clope. Juste pour ressentir un peu de douceur dans mon oxygène souillé. Juste pour bercer mon corps, mon âme, mon cœur, ma bouche, mon con, mon trou de cul. Pour qu’ils s’engourdissent. Pour que je puisse me recoudre au fil de fer barbelé dans le silence de ma solitude désolée. Toujours la même histoire. Les histoires d’amour, c’est juste du cinéma. Du grand cinéma !

Imprudence existentielle.


Perdue dans les méandres du bonheur insolent, je me risque au dangereux rencontré. Et je me mets mal avec la vie

Complainte mélodieuse.

Série « Et j’ai crié le dedans en dehors » n°2
Je suis une souffrance d’un lendemain de cuite. Une souffrance à la gueule de bois mort comme bien d’autres. Souffrance commune ! Si commune qu’elle en devient communarde ! Et j’hurle ma colère, ma douleur, mon désespoir à qui ne veut pas entendre ! Pour qu’ils s’échappent de la vie ordinaire ! Tout ce que je désire, c’est une souffrance libre ! Libre de souffrir à sa guise. Sans être jugée. Condamnée. Mise à l’ écart. Etouffée dans ses propres cris. Par des clopes venimeuses. Par des whisky trop dures. Par des cachetons féroces. Marre de tout ce merdier humain ! Je veux un pouvoir sur mon souffrir. Pour griser son chagrin. Pour égayer sa solitude. Pour le voir s’éclater au quatre coins de mon être. Je veux aussi mes petits moments de bonheur fragile. Et tant pis s’il se brise dans mes veines et me vide de mon sang. Bon dieu, qu’as donc tu fais de bon !?!

Pensée intuitive du jour.


Pour dévisager la vie avec spontanéité et nouveauté, il faut cicatriser son regard.

Note amoureuse.


J’ai vécu. J’ai constaté. L’amour est toujours confusion. Fait de d’accords et de désaccords. De passion et d’indifférence. De conscience et d’inconscience. De certitude et de risque. De bon sens et de folie. Sois donc ma terre fertile et je serai ta Fleur du Mal

The dirty sad girl, the purple flower and the pink dog.


Au plus profond d’elle, quelque part dans son intimité, elle se consume. De nouvelles flammes brûlent de nouveaux morceaux de son enthousiasme. Et plus rien pour les stopper, les étouffer, les éteindre ! Et le feu se propage dans tout son être jusqu’à en épuiser toute sa vitalité. Et avec sa voix brûlée, elle hurle son ennui. Ennui féroce. Ennui incurable. Ennui immortel. Et elle veut mourir, mais n’arrive qu’à survivre. Obligée toujours de faire avec l’irrationalité de la vie ! Esseulée dans son tragique, elle s’évertue de se remettre à neuf en fixant une fleur violette s’élancer joyeusement et naïvement à la conquête du ciel bleu. Et un chien rose s’exalter gaiement et niaisement devant la vie pourtant si ordinaire. Et au zénith de son désespoir, elle aspire violemment sa fumée de cigarette au cas où elle réussirait enfin à s’étouffer avec .

Crise de spleen.


Toute recroquevillée sur mes maux que je couve pour qu’ils ne pourrissent pas en moi, je fume. Pour tuer le temps menaçant. L’orage de larmes passera comme toujours. Et je me relèverai et je recommencerai à vivre, à vouloir dire toujours le trop plein de mots qui déborde sur le carrelage de mes entrailles. Un éclair bruyant vient exciter les souffrances du présent. Et je tire convulsivement sur ma clope et me délecte de la fumée qui cherche à étouffer les dettes criardes d’une enfance… pourtant chèrement payée.

Moment d’étrangeté.


Les mômes s’ébrouent en eau trouble. Et jouent à quitte ou double. Mais la mère n’a pas la tête à ça. Et elle ne sait plus quoi faire de ses bras. Et elle chiale et… D’un coup tout s’embrase. Et dans la nuit étoilée, tout se décomplique et s’écourte. Les poupons finissent leur cigares mouillés avant d’aller faire dodo. Et la mère refait son chignon avant d’aller se fumer un joint électronique.

Objectrice de bonne conscience*.


J’ai mes mauvaises habitudes pour dérégler mes bonnes habitudes de société.
*You know that I’m no good.

Au cas où…

Partout. Ici et là, sur, autour, dans, ailleurs. Tout partout, la souffrance brise l’insouciance du vivre. Les traits creusés par cette Maudite, nichée dans les coins et recoins de mon être, je sème à la volée mes cris. Si des fois des ailes leur poussaient. Pour qu’ils s’envolent en fumée.

Brève confidence.

Baiser l’amour, c’est l’écorcher et le déchirer. Baiser l’amour fait fort mâle. Puis c’est obscène !

Pensée nocturne.

La fumée de cigarette est un plein jour qui embrase les lambeaux de mes ténèbres délavées.

Avoeu suggestif.

Ma façon de soigner ma maladie d’exister ? N’exister qu’en état d’existence avancé !

Emportée dans la tourmente…

Un vent âpre balaie mon intime comme une feuille déjà morte. Traînée de force jusqu’aux tréfonds de mon intimité. Là où les idées noires complotent joyeusement leurs mauvais coups de pute. J’écoute l’inquiétant décidé. Infâme erreur ! Me voilà mise au courant de mon pire destin. Et je clame mon état d’innocence. Et je crie mon enfance en cours d’exécution. Si seulement je n’avais pas égaré mon doudou ! Lui savait parler à mes souffrances. Lui pouvait adoucir mes tourments. Engloutie dans mes profondes ténèbres arides et silencieuses, j’effroie jusque dans les os. Et j’essuie mes larmes de sang transies d’assassinée avant l’heure…

Considération existentielle.

Être au-delà, c’est bien plus qu’être là ! Youp ! Là ! Désir silencieux d’être. Être en deçà, c’est déjà plus ça. Couci-couça ! Regret criard d’être. (A)moralité : mieux vouloir être plus que quelconque que n’être plus quiconque.

A force de coups…

Coup du hasard. Coup de cœur. Coup de chance. Coup de foudre. Coup heureux. Coup de fouet. Coup de théâtre. Coups de gueule. Coups de langue. Coup de frein. Coup de trafalgar. Coup de tabac. Coups de poing. Coups de genou. Coups de pied. Coups sur coups. Coups durs. Coups au cœur. Coup de grâce. Du coup… il y a des coups qui condamnent à la solitude !

Et tu m’as barbouillée (histoire courte d’une thérapie brève).

Moi, engluée dans la toile de mes désirs toujours inachevés : You know that I’m no good. Toi, entre deux gorgées de guinness : I know. Et tu m’as esquissée et barbouillée ; imaginée autrement. Et dans mon jardin secret, une femme a fleuri et sourit malicieusement désormais au soleil. Juste entre nous, thanks…

Au-delà…


Envahie de solitude pesante, je n’ai plus qu’un désir : m’envoler d’ici-bas pour l’au-delà. Au-delà des anges déchus, dégoulinant de péchés, là où les ténèbres célestes se consolent en jouant à exaucer des vœux.

Triste consternation.

A nous entêter à vouloir trop bien vivre, nous oublions simplement de vivre.

Je de patience…

J’existe autrement que je ne vis. Je vis autrement que je n’agis. J’agis autrement que je ne projette. Je projette autrement que je n’ébauche. Et ainsi de suite.

Et j’être du commun des martyrs.

Toujours en quête de trouver sens à ma vie et sublimité à mon existence, je me risque. Et je tranche dans la chair vive. Et je trouve dans le sang de la VIE de l’incertitude, de la possibilité, de la perspective … lesquelles comprennent comme corollaires inévitables risques et périls existentiels. Qu’importe je suis prête à endurer l’aventure de la VIE ! Acte hérétique ! Damnation ! Je suis arrêtée net dans mon élan vital. Empêchée d’ici et maintenant, d’existence à m’écrire, de devenir. A dieu ma réalité d’après mes désirs. Adieu fantaisie, imagination et création. Terrassée par l’évidence, je vacille sur mes pieds prometteurs. Et je tombe, glisse et sombre dans l’ingrate noirceur d’une vie divinisée, hébétée de croyances communes… protectrices et pourvoyeuses de sens (sic !). Et voilà mon corps infidèle et blasphémateur crucifié ! Et voilà qu’ « il » mortifie mes passions humaines m’empêchant à perpétuité de vivre en sensualité. Ascétisme blessant, saignant, sanglant, morbide… qui rend croyant. dieu(x) ? Ô dieu..X !!!

Exister paradoxal.

Nue comme Eve après sa faute

Je vacille, tremble et tressaute

A la moindre intention impie.

A dieu tout fragment d’utopie.

Coincée comme un rat d’église,

L’âme croyante, je dramatise.

Je marque d’une croix noire

Toute idée claire d’échappatoire !

Incarcérée dans mon habituel

J’offense les lois de l’essentiel.

Duel à la vie à la mort.

A coups de poings dans le décor !

Vouée à mon serment d’allégeance

Je boxe âpre mon irrévérence …

Subsistant donc tant bien que mal

A mes manqués de vivre fatals !

Retour à Brooklyn*

Acculée contre le mur de la vie, elle désespère. Nouvelle période de doute septique, d’incertitude du lendemain, de tâtonnement d’aveugle, de vacillations tourmentées, d’obscurité totale. Affolement. Panique. Épouvante. Intolérable. Insupportable. Invivable. Alors elle se délecte à contempler son douillet sachet d’héroïne. Elle l’aime cette « saleté de poudre » qui exalte et euphorise ; qui adoucit et corrige ; qui console et cicatrise. Le yeux humides de plaisir autistique, elle mélange habilement son élixir, allume précieusement son briquet en plastique coloré et fait chauffer précautionneusement son appétissant mélange. Avant de se fourrer ce baume dans une veine à fleur de peau. Et l’âme en peine s’ensoleille brusquement d’un orgastique sourire. Moment jouissant. Instant d’extase intense et ineffable. Black-out total. Elle profite profondément. Mise en grand oubli de soi-même. Du j’existe. Du vivre… Pour quelques longues heures pieuses et prétentieuses. Avant que l’implacable réalité rentre en scène. Avant que tout se précise et se durcisse. Le retour à Brooklyn est toujours cruel…

*clin d’oeil à Hubert Shelby Jr.

La faute à…

J’ai la tête qui pirouette, la faute à ma cigarette (que j’ai trempée dans ma Guinness… Ah ! Non ! C’était du champagne) ! Que je crois. J’ai le cerveau qui titube, la faute à mon cocktail trop corsé d’ « Apéricubes » ! Que je crois encore. J’ai le corps qui se désarticule, la faute à mon whisky que j’ai pris avec ma pilule ! Que je crois toujours. A l’en croire. Mais faut pas tout croire ! Sans alcool, pas de bon cholestérol ! Si t’es patraque Miss, c’est la faute de ces foutues particules de plastique démoniaques ! Pas merci qui ? EVIAN et vlan !

Autoportraits criants d’un pouêt !).

Série « J’suis aussi un pouêt qui a ses maux à dire »  1.

Déferlement de vagues à l’âme qui viennent s’entrechoquer dans l’atmosphère étouffante de mon décor intérieur. Eprouvant ! Tourmentant ! Insupportable ! Nouveaux cris. Pour expulser des je-ne-sais-toujours-pas-quoi . Cris indéfinis, qui flanqués dehors, se brisent en éclats colorés comme des verres d’alcool abusés qui explosent dans les mains suppliantes des buveurs d’amertume. Et je ne crie plus. Et je reprends des couleurs. Etat d’accalmie. Jusqu’à la prochaine l’âme de fond qui viendra racler les bas-fonds encore engorgés de saloperies, de choses de la vie jetées pour bien m’éduquer. Soi-disant ! « Sois distant des soi-disant, toujours ! », je m’écris dans la gorge faute d’avoir encore un cri sous la main pour crier les dégoûtants d’éducation de ma volonté. Qu’ils ont pénétré de force ! Et je bois un verre bien rempli de « black velvet » pour racler ma gorge encore barbouillée d’encre de chine…

Portrait crashé.

Parfois l’endurance de la solitude donne au visage une expression étrangère à soi. Et nous avons trinqué à l’excès à l’implacable dépersonnalisation existentielle.

S’il vous plaît, dessine-moi un futur…

Punks not dead ! Au grand bonheur des lobbies du tabac et de l’alcool…

Les enragées.

Puisqu’il faut de la rage de vaincre pour vivre, nous exultons notre rage de vivre pour se convaincre de vaincre.

Portrait crashé.

Parfois l’endurance de la solitude donne au visage une expression étrangère à soi. Et nous avons trinqué à l’excès à l’implacable dépersonnalisation existentielle.

L’amour (avec un petit a) n’est pas un (paquet-)cadeau (coloré et décoré).

(Comme il restait un petit bout de revêtement de rénovation (de l’existence) dans un petit coin de mon atelier, j’ai barbouillé encore avant de griffonner peut-être mon plus enflammé maux d’Amour (avec un grand A )…) 

Série « Fighteuse un jour, fighteuse toujours ! » 7 

A peine expulsée de l’utérus de ma génitrice qu’arrive une dame hystérique qui s’empresse de m’offrir un très joli paquet-cadeau coloré et décoré. « Tu verras, me crie-t-elle dans les tympans, c’est chouette l’amour (avec un petit a) ». Et j’ai grandi. Et mes déboires et chagrins aussi. Mais comme l’amour… (avec un petit a) est chouette, j’ai supporté le très pesant paquet-cadeau joliment coloré et décoré. Jusqu’à n’en plus pouvoir. Et Patatras. Le voilà par terre. Complètement éventré. Les yeux perdus dans le vide mais les pieds alors bien sur terre, je constate que le très joli paquet-cadeau coloré et décoré est vide. Vide de sens ! Bordel, ça tombe sous le sens !! L’amour (avec un petit a) n’est pas un paquet-cadeau coloré et décoré !!! Et je me suis contenté d’amours… décolorés et quelconques. Jusqu’à envier l’Amort de l’artiste underground Lemaléduqué*. Je suis partie à sa recherche. Avec la ferme intention de l’embrasser, de le serrer fort dans mes bras gantés. Bras toujours prêts à se battre pour le grand A.

* Aurait-elle lu mon apostille laissée sur une conversation internet ? Si oui, alors ma semence se répand ^^. Je constate dans le temps. L’amour s’éteint à la moindre discorde. Pour vite se rallumer autre part. L’amour erre à l’aventure éphémère. Je certifie. L’Amort est un préalable à l’Amour. Parce que l’Amort remplit toujours sa grande promesse. A savoir que l’Amort bien fait rend l’Amour éternel.

Coup de poing (r)éveilleur.

Coup de poing foudroyant dans ma gueule de dévote béate. Je m’affale dans les cordes ! Je perds conscience et illusions. Désillusionnée par ma suffisance, je reprends conscience de ma réalité existentielle. Et je réalise que toute illusion marche sur la tête. KO irréparable de mon Idéal du Moi. Remise sur pied, je cesse de faire illusion ! Je suis plus lucide. J’ai moins peur. Je me supporte plus. Je suis ma réalité. Je suis ma vie. Comme si réellement, j’étais prête à vivre.

Supplique d’une smokeuse sanglotante.

Série «  LET ME SMOKE » 1

La cigarette assèche mes sanglots trempés d’amour damné. Alors laissez-moi fumer à mes risques et périls désirés !

Evasion lyrique.

Série « SMOKING DISTORTION» 4

Pour s’évader de soi, il faut colorer ses désillusions, les éblouir d’évidences exaltées.

Transgression revendiquée.

Le péché original, c’est d’assumer l’insolence de son originalité.

Souvenir d’une désespérance vivace.

I remember. Morcelée par une mélancolie diffuse, je me suis recroquevillée dans ma chair en pâté ET J’AI PLEURE LINEAIRE mon ordinaire solitaire, circulaire, lacunaire, crépusculaire, funéraire, héréditaire. Et je me (dé)figure l’inouï de l’extra-ordinaire.

Comme (préventif et romantique)…. !

Les histoires d’amort sont plus ordinaires que les Histoires d’Amour, je te fais l’amort exagérément. Pour que jamais plus tu ne souffres par Amour !

Effraction au réel.

Hausse de la taxe carbone. Fin des vieilles bagnoles. Un trop plein de banderoles ! Tout va de traviole. Je picole. Je me came. Je m’isole. Je me camisole… dans mon gilet jaune. Et je fais des cabrioles avec mon idole Colargol. On mange des profiteroles. On rigole. Je m’amuse comme une folle. C’est comme ça que je me console et je me rafistole. Loin du guignol ambiant !

Crise de mélancolie.

A force de pomper  sur mes  espérances, j’ai les larmes qui ont l’amertume exagérée de la nicotine.

Leçon d’anatomie poétique.

Pour comprendre un corps, il faut le dévisager avec étrangeté.

Gueule de mort.

J’ai la gueule de mon époque. Sombre, sinistre, sépulcrale !

Orage de dépit.

Série « Femmine d’Amour » 3

Je suis agitée alors j’écris : baver sa tristesse vaut mieux que braver son actuel.

Ame transie.

Annotation préalable : j’ai l’artistique brutal… parce que la vie est âpre !

Série « Femmine d’Amour » 1

A force de croire, on oublie l’amer déboire du croire en force.

Annotation de loin.

Une femme inhabitée est fatalement en mauvaise compagnie.

Trouble carentiel.

Série « Good girls gone bad. Drink, smoke and fuck. »

Si je n’ai pas une cigarette dans la main ou dans la bouche, il me manque quelque chose. Comme si je courrais vainement après le vent.

Série partisane « Yinyang etc. » 1

Chez les semblables, le dissemblable est ressenti comme odieux et intolérable. Ce ressenti, semblablement habillé du même moralisant, transpire l’idiotie, l’insensibilité et la férocité. Ce ressenti étriqué, c’est du ressentiment ! Et le ressentiment fait perdre ses sentiments avisés d’humanité. Sache, mauvaise langue, que le « trans » n’est pas une aberration ! Mais un individu humain en invention de sa propre humanité !

Sois toi et tais-toi sur l’autre !

Sexe dominant, deuxième sexe, troisième sexe… ! Ce classement m’est insupportable ! J’ai donc décidé d’attaquer l’ordre sexuel constitué, institué dans une exposition mettant en scène des « transsexuel(le)s ».

Péché de vie.

Encore une nuit avec la mort aux trousses. Elle veut m’intimider, me troubler, m’inquiéter, me tourmenter. Mieux s’imposer dans mon existant, dans mon existence. Et elle se démène pour que je la vois de très près. Même pas peur ! A lui faire peur ! Je sais qu’un jour ou l’autre, son baiser viendra geler mon corps enflammé, mon corps ivre d’exister. Un jour, oui ! AUJOURD’HUI, JE SUIS TOUJOURS LA AVEC LE VOULOIR VIVRE DANS LA PEAU. En attendant d’avoir la mort sur les lèvres, j’ai la vie entre les dents. Je me retourne et montre les dents. Pour qu’elle constate que j’ai toujours de bonnes dents pour croquer passionnément la vie. Et je bois goulûment une kriek lambic. Un pied de nez à la mort subite ! Elle hurle à la mort ! Et je chante la vie encore plus fort et plus juste. En escomptant bien encore quelques rappels vivifiants de sa part. A ma vie maintenant plutôt qu’à ma mort future !

Regret mélancolique.

Série « Les Émouvantes » 2

 Du jour au lendemain, j’ai choisi de fuir mon enfance en grandissant précipitamment. Adulte vieillissant, j’ai réalisé qu’en m’ayant fui sottement, j’avais délaissé des morceaux de moi-même. Aujourd’hui, il ne me reste plus que mes yeux d’enfance pour me retrouver dans l’expiré. Certes, l’enfance à ses excès de cruauté, mais surtout ses surcroîts d’enthousiasme. C’est un moment existentiel propice à l’édification d’une JE vivace, nécessaire au vivre prétendant. Enfants éprouvés, si vous devez vous évader de votre enfance kidnappée, emportez-vous dans votre entier… au risque de vivoter votre vie d’adult

La tristesse, c’est du freiner de vivre.

Série « Les Émouvantes » 1

Dans l’innocence de l’enfance baigne toujours les impuretés de l’éducation. Et couramment, elles polluent l’épanouir individuel. Je l’ai compris en dévisageant minutieusement l’humanité. Oui, tout visage d’adulte reflète le salissement de l’épanouir espiègle. L’épanouir ne se gagne pas dans le subir, mais dans le ré-agir ! Il faut épurer son cœur d’adulte languissant pour stimuler son réjouir étouffé !

Et je le remis à sa place…

Petit exercice de style (plutôt réussi ^^) dédié aux donneurs d’avis malavisés, aux discoureurs existentiels, aux « MOI, JE… ».

« Si j’étais à ta place, je… » STOP ! Ahahaha… ! Assurément ma place est enviable, mais je l’ai méritée. LIS BIEN ! Pas héritée, MERITEE ! Et donc tout labeur sincère mérite place au soleil ! Pas de ma faute si tu n’es pas à ta bonne place ! Pas de ma faute, si tu n’as pas trouvé place à ton cul ! Peut-être as-tu un trop gros cul ? Peut-être tires-tu trop au cul ? Peut-être pétes-tu plus haut que ton cul ? Peut-être es-tu trop faux-cul ? Peut-être n’es-tu qu’un trou du cul ? Peut-être …. ? Allez j’arrête avec mes histoires de cul et j’en reviens à mon affaire de place. Si tu étais à ma place, tu ne serais pas à ta place ! Trouve donc ta place et tu ne te préoccuperas plus jamais de ma place. Un vrai bien-être que d’être à sa place ! Mais si tu en doutes ! Si, si, je le vois bien. Gôute-donc le temps d’un court instant ma place. Et comble de la joie, ma place est toute chaude ! Il prend place, mais ne tient pas en place. Parce que ce n’est pas une place pour toi, le bien éduqué, l’efficace élevé, l’utile apprivoisé ! Et je le remis à sa place . Il resta comme un con sur place avant de faire place nette. A la recherche d’une place d’honneur ! Un vrai trou du cul… à faire du surplace !

« On », va te faire … violence ! (hymne à l’éMOIcipation) (hymne euphorique à l’éMOIcipation)

Vive les mots affranchisseurs ! Et à bas les maux civilisationnels !

J’ai été une FILLE BIEN. BIEN EDUQUEE. Complaisante, chaste, morale, respectable, PARFAITE ! Une SAINTE LAÏQUE … comme « ON » l’affectionne. Ah ! Ce SATANE « ON » ! CE « ON » qui dit et redit. Ce « ON » qui raconte, qui récite, qui ébruite, qui serine, qui tourmente la chair fraîche ! Et qui gangrène le corps social ! « ON » dit que je suis alcoolique ! « ON » dit encore que je suis une vraie salope ! Que je me tape la vie avec bonne conscience ! J’AFFIRME. OUI, autant salope que les désassorti(e)s qui ont osé affirmer leur JE ! OUI, JE RECONNAIS vos fautes ! Et mes excès, mes prouesses, MES CORRECTIONS ! OUI, JE(U) TRIPOTE AVEC INSISTANCE ET AMORALITE L’EXISTANT ET L’EXISTENCE ! POUR LES EXCITER ! Pour LEUR FAIRE L’AMOUR ! Comme une capricieuse, un aberrante, une excessive, une excentrique ! POUR LES DERIDER ET LES EPANOUIR ! Une vraie Marie-Salope ! JE VEUX LA VIE POUR MOI ET RIEN QUE POUR MOI ! JE la désire cette dévergondée, cette ré-jouisseuse ! Que vous, les maudits « ON », avez crucifié, soumis à la souffrance continuelle ! OUI, JE m’enivre abusivement de Guinness ! Ca me rajeunit ! Ca me réveille ! Ca transmue mes valeurs ! Oui, JE SUIS UNE « MARJO » QUI FLIRTE AVEC LE STUPEFIANT ! OUI, JE SUBSISTE OUTRAGEUSEMENT ! OUI, JE BAISE SANS HONTE LES PLAISIRS INTERDITS ! Parce que C’EST LA OU JE ME PROVOQUE ET OU JE M’EMANCIPE ! JE me donne la chance de DEVENIR L’AMANTE IDEALE DE LA VIE ! Et JE croque à pleines dents la maldite pomme. Parce que J’ai enfin fait le deuil de VOTRE dieu mortifère ! De VOTRE dieu qui met les fers au corps et à l’âme ! Enterré, foulé et refoulé VOTRE « bon dieu » ! JE M’EVADE DU CADRE ! JE M’ELOIGNE DE VOTRE ENTOURAGE ! LA VIE SANS ENTRAVES EST TOUTE A MOI ! Et de vous à moi, JE M’ENVIE ! EN VIE POUR LE MEILLEUR ! Quant au pire, « ON » dit que … »

Pour un jour efféminé.

J’suis GAI ! J’ai enfin trouvé MON chemin des mots. Et j’écris mon premier vrai récit ! Littérateurs, inquiétez-vous ! *

Je rappelle (encore et toujours ! ) que j’écris pour des gens qui savent lire et qui apprécient les mots écorchés, obsédés, habités, indisciplinés, déchaînés. Pour les pas intéressé(e)s, tant mieux ! Je ne peux vraiment rien pour vous ! 

Pas plus dernièrement qu’hier, j’ai entendu un (n)anar(d) s’extasier . « On voit de plus en plus de femmes homosexuelles dans la rue. Ca veut dire que l’homosexualité féminine fait son bonhomme (sic !) de chemin dans la société patriarcale », a-t-il triqué à son auditeur. Je neutralise de suite l’ineptie anarchique. Ce n’est pas parce que c’est plus visible que c’est plus estimable. Des con(ne)s, j’en rencontre à la pelle dans mon vivre journalier. Et je les considère pas pour autant. Mieux, je les ai en horreur ! Eh ! L’optimiste rebelle ! Si t’observes bien la vie de tous les jours, tu te rendras vite compte que mes adorées lesbiennes seront mieux supportées si elles restent en marge. La marge, trop peu écrivent dedans. Les bien éduqué(e)s préféreront toujours les belles lignes toutes bien tracées. D’ailleurs pour le jouir, c’est du pareil au même. Le jouir propre, c’est le privilège du mâle aux couilles toujours chargées, prêtes à tirer un coup ou deux (dans le meilleurs des cas). Le gros con de mâle est intimement persuadé qu’il faut une bonne grosse bougie vêtue d’une belle mèche pour allumer un feu d’artifice. Eh ! L’allumeur arriéré, il faut te mettre à la page ! On utilise une table de tir électronique de nos jours ! Le jouir, je le préfère grandement quand il est efféminé. Le jouir viril ne m’a jamais fait bander. JOUIR, C’EST PLUS QUE DU FOUTRE. C’EST DU VA TE FAIRE FOUTRE ! Va te faire foutre avec ton jouir dominant, ton pâtir pathétique ! Va donc prendre ton pied ailleurs MÂLEsain ! Quant à Môa, je file boire quelques guinness avec des copines lesbiennes.

(brève histoire de) La dernière rébellion de la vie sur terre.

– mon plus épique coup de bite au Patriarcat*-.

*Vulgaire, moi ! ? :D. L’obscénité, c’est l’Autorité ! 

Derniers soupirs terriens. Derniers accès de lyrisme sur la surface terrienne. La Femme-Nature s’apprête à jouir (enfin !) de son reste. N’en déplaise aux mâles assoiffés de toute-puissance et d’éternité, la Femme-Eve aura la considération de la dernière goutte d’eau. Mâles leur en prirent. A dieu la mâle-culture ! Et la VIE reprend ailleurs et autrement. De mon urne funéraire, je lève insolemment mon verre au futur historique !

Béatitude terrestre.

Série « Good girls gone bad. Drink, smoke and fuck. »

Je suis ailleurs quand le ciel et l’herbe fusionnent et l’alentour devient ciel poétique.

Intention justifiée.

Série « Good girls gone bad. Drink, smoke and fuck. »

Eros fumait, alors moi aussi j’érotise.

Pré-mdéditation d’une fumeuse en sevrage.

Série « Good girls gone bad. Drink, smoke and fuck. »

Toute méditation thérapeutique nécessite une préméditation.

Un dernier verre.

Série « Good girls gone bad. Drink, smoke and fuck. »

Pour y voir plus clair, pour croire en quelque chose, pour mieux anéantir passé et avenir et retrouver mon présent.

A moi !

Parfois l’individualité est tellement esquintée (par le « TU DOIS ! ») qu’elle n’aspire qu’à s’auto-détruire.

Cri attardé.

Parfois un cri infantile transperce l’adulte incertain. Et si…

Dégoût et des couleurs.

Le vivre est dans l’existant, non dans l’existence. Etre existentialiste, c’est braver le ténébreux de l’existant pour l’illuminer et le réjouir.

Catharsis.

Parfois le corps régurgite des morceaux de son enfance pourrie. Et ça soulage…

Acte de rébellion.

L’insoumission de l’émotion est un rempart héroïque contre l’étouffement de la personnalité.

Prise de conscience.

L’individu n’est qu’un jouet de la société. Le meilleur, c’est de s’en rendre compte, de réagir et de se combattre. Pas d’autre choix pour émanciper son individualité.

Préliminaire.

Il n’y a que la solitude funèbre pour enterrer un désespoir d’amour.

Le baiser de la mort.

L’Amour peut mourir dans un baiser.

Confession.

Dans la nuit noire, j’ai cédé à la tentation.

Présentement.

Saisir l’instant,c’est tenter d’agripper l’instantané.

Live to fight.

Série « Fighteuse un jour, fighteuse toujours  » 2
C’est exister, ça, se battre pour subsister.

La pugiliste.

Série « Fighteuse un jour, fighteuse toujours  » 1

Vivre, c’est cogner dur la fatalité jusqu’à ce qu’elle rompe.

Art ru(pe)stre.

Première réalisation grand format (feuille 50X65 cm)
La Femme m’apaise et me rend créateur.

Embras(s)ement.

C’est dans l’intimité que l’amour s’embrase.

Logique de smokeuses.

Série « Smokeuses Chiffonnées » 1 

A force de fumer, les incertitudes s’abîment. Fumer est une vraie délivrance !

Souvenir Rafistolé.

Série « Ré-création de mémoire » 3.

Il y a toujours du libidinal dans un souvenir intime.

Souvenir bricolé.

Série « Ré-création de mémoire » 2

Notre temps est loin de moi. En désirant que tu pardonnes mon bricolage.

Smokeuse solitaire,mais pas solitude.

Etre solitaire est mon bon choix. Loin de la meute misérable, on a plus de liberté.

Excès de Mélancolie.

Mal accroupie dans son enseveli, 

Les yeux rougis de lâches pleurs,

Elle s’écroule, comme affaiblie, 

Sous le poids de vivaces rancoeurs.

Moment de panique intérieure !

Ses pensées enchevêtrées se délient,

S’offrant vulgairement à son auteure,

Dans un plein jouir frisant la folie.

Elle hurle et supplie le Seigneur

De punir l’impie pleine d’envies !

Qui lui suscite de froides sueurs. 

Qui la crucifie et la démolie.

Soudain, le passé accapareur

Quitte majestueusement le lit, 

Délaissant son habit de douleurs,

A l’heureux souvenir du délit.

La Mélancolie à sa dignité !

Contrecoup(s).

(revisite peinturlurée ) 

J’ai été estropiée, j’ai saigné.

J’ai ramassé, je me suis résignée.

J’ai grogné et je me suis indignée.

Je me suis rebiffée et j’ai cogné.

La vie est une longue histoire.

Avec ses boires et ses déboires. 

La vie est une longue trajectoire. 

Avec ses échecs et ses victoires.

Marquée par un destin inachevé,

J’ai appris à garder les bras levés.

Pour aller jusqu’au vif de mon rêvé,

Construit de bouts d’espoirs préservés.

Idée fixe.

Je m’entête affreusement à fumer mon vivre avant qu’on vienne me le confisquer.

Pointe de Mélancolie.

Dans le silence feutré,

Je m’abîme à pleurer

Mes pensées défigurées,

Esquintées, balafrées.

 Foutues envies censurées !

Foutus désirs cloîtrés !

Fichues volontés rentrées !

Fichus élans séquestrés !

Crachement désespéré

D’intentions déshonorées,

Qui n’ont cesse d’écœurer

Un courage frustré !

Dans le silence muré

Je vautre mon sidéré

Dans mon chaos labouré.

Maudit exaspéré !

Tempête existentielle.Tempête existentielle. 

Plein d’insomnies,

Le corps en folie,

Le cœur affaibli, 

L’âme ensevelie,

Je pleure et supplie.

Je suis anomalie, 

Pire mélancolie.

Je suis démolie.

Be back soon.

Trompe-vivre.

L’euphorique n’est qu’une fragile manifestation de rébellion contre le mélancolique.

La mélancolie n’est pas si moche…

Moment mélancolique. Moment épisodique. Moment volcanique. Moment inesthétique. Moment vampirique. Moment hypothétique. Moment acrobatique. Moment tragique. Moment panoramique. Moment ascétique. Moment poétique. Moment dynamique. Moment métabolique. Moment prolifique. Moment mirifique. Moment hygiénique. LA MELANCOLIE NE SE FUIT PAS, ELLE S’EPROUVE !

Etonnement.

S’étonner de rien, s’étonner de tout, s’étonner souvent, s’étonner toujours !

Fille sans joie.

(Aux femmes (a)battues).

Son histoire d’amour a commencé, comme toutes les Histoires d’Amour, extraordinairement ! Puis le riant est devenu attristant ; le flatteur, blessant ; le prévenant, arrogant : le sucré, corrosif ; l’excitant, violent ; le SEDUISANT, REBUTANT ! Parfois l’extraordinairement devient monstrueusement. Malheureuse et résignée, la fille se dégrade, mais persiste son amour mort-né. Au cas où, au caillou… 

Fille sans joie.

(Aux femmes (a)battues).

Son histoire d’amour a commencé, comme toutes les Histoires d’Amour, extraordinairement ! Puis le riant est devenu attristant ; le flatteur, blessant ; le prévenant, arrogant : le sucré, corrosif ; l’excitant, violent ; le SEDUISANT, REBUTANT ! Parfois l’extraordinairement devient monstrueusement. Malheureuse et résignée, la fille se dégrade, mais persiste son amour mort-né. Au cas où, au caillou…