Pierre Blondiaux

ArtistePierre BlondiauxDate07 Juillet 2019FacebookPierre BlondiauxPierre BlondiauxContactpeblondiaux@gmail.com

Un aperçu des limites de ma palette technique… parce que la technique n’est pas tout et la sobriété apparente cache parfois tout un maillage de jeux de mots et autres pensées philosophiquement discutables qui fait tenir le tout et dicte la forme du dessin.

NDLR : L’artistique singulier de Pierre est du dessin à « regarderlire » ou vice versa ! Manque donc ici ses mots d’accompagnement truculents. Rendez-vous dans son monde pour plus d’explications .

Fil à la patte…

Dessin ci-dessous réalisé pendant le confinement.

DANS LA LUNE ARC

Réussir sa vie… Ramasser un max de pognon… Forcement ? Et si la réussite était ailleurs, au delà… L’au-delà du miroir terrain de l’âme androgyne qui aime sans compter, qui ne compte que si peu dans ce monde de brutes matérialistes, qui ne compte plus les heures, les années puisqu’elle se sait immortelle pourvu qu’elle soit encore… L’âme dans l’ombre de l’abat-jour qui se fiche du devant de la scène où se bâtissent les empires qui bouchent les horizons… La cuisine du cordon bleu est devenue amère… Le cordon ombilical que l’on a rompu prématurément comme on ne rompera plus le pain… Eve et Adam divorce, se quitte et s’en vont chacun leur chemin droit dans le mur… Murs bleu et rouge entre lesquels la pureté s’en est allée et laisse l’enfant en sa couche jaune et marron… L’enfant malade de ses parents qui se séparent. La poule et le coq sont moins bête et se jettent à l’eau l’un pour l’autre sans être bien sûr de savoir nager. Voleront-ils ce qu’il faut pour se faire un bec ? C’est sans importance, quand on a connu que le pain dur, on peut bien goûter la fraîcheur de l’eau. L’amour sera peut-être au bout du chemin. Prison du célibat mais du divorce aussi. Le fil rouge de la vie qui se rompt pour devenir deux serpents affranchis des conventions sécurisantes du carcan marital. Les coups de la vie ne sont jamais loin et la croix rouge aura fort à faire bientôt. La croix collimateur celtique, pas de tir avec la marée pour la fusée de la chair… Flesh… Cloué au sol car… Quoi ? Pas de tir pour l’enfant ayant perdu la tête, abandonné aux fauves… Et si ces fauves n’était que pour restituer l’esprit perdu ? 2 têtes pour un corps seulement… Nous consommons plus d’une terre par an… Les ressources planétaires sont épuisées, il n’y en aurait plus pour tout le monde… La terre a soif, devient aride et le cerbère luciférien tire sur ceux responsables de ce désastre dans leur voracité… Chiens et chats feront t-ils une trêve pour sauver ce qui peut encore l’être… Et si l’enfant au contraire de ses aînés ne bouffait plus la feuille ? Un enfant qui adulte ne volera plus la vie de ses descendants… Ne décrochez plus la lune. Humilité et frugalité feront que l’âme ne prendra plus les jambes à son cou. Crevé alors le mauvais œil et repartir d’un bon pied dans le respect et la bienveillance au risque d’être le Christ tombé de haut.

DECROCHER LA UNE

Comment décrocher la lune sans elle ? Sans les ailes qui se sont envolées sans leur propriétaire sans le sou… Décrocher la lune, n’est-il pas question de sous ? Sans sou, la solitude, le célibat sont de mise… Le papier est alors préconisé pour les effusions du corps trop pressantes… Tourner le dos aux écrans et sans L décrocher la une, celle de la presse papier… Tourner le dos à la pornographie télévisuelle et arracher l’oeil qui se rince… Ne plus se rendre chez les gens qu’avec sa bite et son couteau… La bite qu’on essaiera de ne pas confondre avec le couteau, faute de quoi on pourrait s’entailler la main… Ne plus débarquer qu’avec la plus précieuse des richesses, celle de n’avoir à offrir que son talent… Et du respect aussi… Ne plus être celui qui mange du saucisson en place publique alors qu’il fait du tourisme en arabie saoudite… Remettre le couvert et planter la fourchette dans l’assiette dévorée des yeux de l’âme… Lame de couteau qui tranche dans sa clairvoyance et continuer la fronde en expédiant la balle jaune, pierre précieuse inversée, lune jaune au front de l’indigne goliath… Croiser les couverts pour lui porter la poisse au besoin… La balle jaune étoile dans le front du capitaliste… En apprenant à se taire… Terre sur laquelle garder les pieds sans être mou du genou que l’on s’amputera au besoin, lévitant telle une divinité indienne à 4 bras et pas cassées…qu’on écartèle au nom du beurre, de l’argent du beurre et autre droit de cuissage auxquels on ne s’attaque qu’à ses risques et périls…

LE PAIN ET LA VIE

On me dit que ce que je peins est vain… Le pain, le vin… Jésus, merci pour ce bon repas… Mais en fait de bon repas, l’alcoolisme du cuisinier a rendu possible qu’il ne mette pas assez de beurre pour faire cuire la pie… La pie colle. Mettre plus de beurre, enculer plus d’arabes puisqu’il est dit que notre cuisinier est un facho révolté que Zinedine ait pu toucher longtemps le RSA en toute illégalité… Il touchait des Z. Pour ça, il aurait été de bon ton d’en finir avec la paix entre le noir et le blanc symbolisé par l’oiseau, mais pas pour cette fois. Ne reste plus alors qu’à commander des pizzas… Le P de pizza, bec fermée de la pie qui est repue. Puis une croix qui est un I puisque le troisième œil de cette croix laisse deviner la présence des yeux de la réalité matérielle et onirique occultés par les poings du Christ… Dormir à poings fermés… Heureusement que le dévouement de Christelle qui a le cœur sur la bite permette de soustraire au regard les attributs christiques… C’est qu’elle aime les roux Christ, elle… Les roues crissent-elles ? Oui puisque dérapage incontrôlé dans le slip… Un slip jaune qu’il faut bien faire sécher à défaut de gilet… Un Christ roux qui semble bien être un escroc si on en juge par ses pieds qui touchent terre… Un Christ vampirique qui ne rend pas l’amour qui lui est donné… Un Christ avec un thé, celui qu’il se concocte avec le tempax de sa copine, celui qui surmonte la chapelle au paradis… Sa copine Christelle qui se recueillera devant l’édifice, elle bien l’aura mérité… Christelle qui a pondu ses œufs n’importe où… Un E après le I pour former le mot pie… Un œuf rouge pour l’ovulation… Du rouge pour le drapeau Italien… Turin… Tue rin… Tu ne tueras point… La loi, PV… Il faut sanctionner ce fraudeur de Zidane qui joua à la Juventus, comme Didier Deschamps qui semble avoir pris la place d’Emmanuel à la tête du pays… Alors, est-ce bien Brigitte qui offre son cul en buse ? N’est-ce pas plutôt Eve qui avec le feu qu’elle a au cul a foutu le feu à l’arbre de la connaissance ? Elle sait que le gilet qu’elle porte est de la couleur de l’Evangile. Jaune… Eve en gilet jaune… Cocu… Tout cela sous le mauvais œil de la lune qui pleure tout ce malheur… Larmes de la lune qui se joignent à celles du troisième œil d’un soleil levant… Vous voulez de l’air ? Ça va vous coûter cher… Le soleil le vend… Quelle tristesse… Les larmes finissent en A, des ampoules de corde qui viennent achever la pizza… Deux A. AA… Le monde ne serait-il alors qu’une vaste réunion d’alcooliques anonymes ?

PORTRAIT D’UN NAIN CROYANT

La créature occupant le nid est un incube, le démon susceptible de voler l’âme des femmes dans leur sommeil. Ce qui donne : incube et nid (Un cul béni). L’incube pense ne pas se tromper en affirmant 1+1=3. Ce en quoi il à tort .L’incube a tort (L’incubateur). Il y a donc méprise. L’âme est prise. Ce que j’aie symbolisé par un oreiller sous la menace du couteau du démon. Cela aussi pour faire un clin d’œil à Alain bachung, J’ai crevé l’oreiller… Sur l’autre fesse, la même chose que sur la première. Un dé qui pousse un hennissement tel un cheval. Un cube hennit (Un cul béni). Dé qui nous annonce que son compagnon de nain (il est sa moitié) possède des havanes. Cela parce qu’il s’agit de Cuba (Cul bas). Enfin, dans le but d’éviter la surdose de bigoterie, un suppositoire vient équilibrer les débats. Il s’agit d’un suppôt de Satan.

TERREUR BLANCHE

Pour commencer, j’attirerai votre attention sur les yeux du personnage dont j’ai fait ici le portrait. Dans un premier œil, la terre. Dans le deuxième une horloge dont les aiguilles indiquent l’heure blanche, l’heure raciste par excellence. Ce qui nous donne : Terreur blanche (Terre/ heure blanche). Il est donc probable qui nous soyons face à un skin head. Un homme qui implore le silence par rapport au café qu’il est en train de consommer. Il ne veut pas que l’on sache qu’il aime les petits noirs. Intéressons nous maintenant au deux oies qu’il y a sous ses yeux. Si on les fait entrer en résonance avec les yeux de notre ami rasé alors on obtient : Monde/Oie, l’heure/oie. Mon doigt le roi, d’où la couronne coiffant le doigt posé sur la bouche. Couronne qui n’est peut-être pas sans évoquer une moustache hitlérienne. Et le fait que notre personnage fait appel à la discrétion du spectateur est à retrouver dans l’oie sous l’horloge qui boit une canette. Tète oie (Tais toi). Quant à l’autre oie, si elle est juchée sur une cuvette c’est pour dire Oie/Terre (Waters). Autre volatile présent dans le dessin, un canari dans son nid. Notre skin head ayant un crâne d’œuf, la place de celui-ci est donc dans un nid. Nid qui est aussi un entonnoir (C’est un cas oie / Un caoua), mais également une lampe, le canari étant alors une ampoule.

DEVOIR D’IMMORTALITE

L’accès à l’immortalité peut se réaliser par deux biais. Dans mon cas le biais corporel, celui de la procréation semble inaccessible. Il est représenté ici par la sangsue souffrante (avec thermomètre et poche de glace) et qui réalise le jeu de mot : Sangsue alitée (sensualité). La sensualité qui semble une voie sans issue comme l’indique le panneau qui surmonte le lit. Si l’envie de lui sacrifier avait été réalisée alors cela aurait débouché sur la prison et les oranges de part le jeune âge de mes muses. Le seul moyen qui s’offre à moi de devenir immortel et par là même rendre à mes muses ce qu’elles m’ont donné d’inspiration est le pendant de l’accomplissement physique de la destinée. Celui de la spiritualité, en offrant en héritage aux générations futures une œuvre artistique. Contrairement a la méthode charnelle, cette route reste encore possible. Elle ne sera pas forcement une voie sans issue et il me faut l’emprunter au volant de ma 4 ailes puisque étant un pigeon, ma muse une pie, nous possédons donc 4 ailes. Ici, l’accès à l’immortalité est rendu possible grâce à ce livre (le livre mort), que je donne à lire au squelette d’une femme qui comme la sangsue est souffrante. Lis, morte alitée (L’immortalité). Dans l’autre lit cette immortalité était quant à elle symbolisé par un Guillaume Tell mordant dans la pomme. Y mord, Tell (Immortel). Cette dernière option m’étant interdite, il me faut vaincre la mort autrement. Retrouvé la santé mentale par la même occasion puisque surmontant le lit de la morte le prix de ma vie. 42 euros. Prix coupé en deux. Scindez ce prix (Sain d’esprit). L’argent généré éventuellement par mes écrits qui reviendront le cas échéant à mes deux pies qui eurent le mérite de me donner de l’affection là où je n’en méritais pas. 42, l’âge aussi sans doute où plus rien ne sera possible. 42 qui divisé en deux annonce mon quatrième livre. Trisophrène 42. Un trisomique affligé de schizophrénie et qui voit donc son 21 multiplié par deux avec le dédoublement de personnalité. Enfin, de sain d’esprit au Saint-esprit, il n’y a pas loin. Avec ma bicéphale pie en recueil devant le synthétiseur aux touches noires et blanches. Le synthé se prie. Elles ont été comme la flamme de ce Saint-esprit pour moi. On peut s’y réchauffer mais il est hors de question d’y toucher. Espérons que je puisse trouver la liberté même si tout cela ne fait que mener à une nuit d’hiver. Le temps qui m’est imparti arrivera bientôt à expiration comme le dit le sablier sur la table de chevet. C’est le réveil en dessus qui dit la raison de l’échéance. L’extrême droite qui si elle était au pouvoir amenderait la liberté d’expression, indispensable à la promotion de mes idées. Le sablier est une croix, le reste du dessin aussi. Faut-il donc que je croie à toute cette œuvre, en Dieu, en l’amour qu’il me faut restituer ?